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En mars

L'Inde mise sur ses astronomes.

Pays à l'économie émergente, l'Inde investit fortement dans la recherche, notamment en astronomie. Son objectif : devenir dès les prochaines années une des nations en pointe dans ce domaine. En visitant la région de Pune, l'un des pôles scientifiques du pays, on se dit qu'elle n'est pas très loin du but.

« Un jour prochain, nous serons au sommet de l'astronomie mondiale, et parmi les plus grandes puissances spatiales. » Celui qui ose ce pronostic est indien. Ajit Kembhavi est le directeur du centre d’astronomie IUCAA  de Pune, la huitième plus grande ville d’Inde, à 150 km au sud-est de Bombay. Son magnifique institut de style contemporain signé d'un architecte de renom, est bâti au coeur d'un immense espace vert tropical, ponctué de laboratoires scientifiques et de temples hindouistes. Une oasis dans la cité frénétique, son trafic effrayant, son air suffocant où se mêlent odeurs d’essence, d’encens et de curry. L'Inde, ce pays-continent peuplé de 1,2 milliard d'habitants - presque autant que la Chine sur un territoire un tiers plus petit ! - rivalisera-t-elle bientôt avec les États-Unis et l'Europe dans la course aux astres !

  

Cérès abrite l'eau d'une planète primitive.

Nous ne connaissons presque rien de Cérès. Ce corps de 950 km de diamètre découvert le premier janvier 1801 par Giuseppe Piazzi a d'abord été pris pour la planète qui semblait manquer entre Mars et Jupiter. Puis, comme bien d'autres petits objets ont été repérés sur des orbites voisines, il a été catalogué comme un banal astéroïde. Le fait qu'il ait accédé au statut de planète naine en 2006, en même temps que Pluton, ne change rien au fait que les astronomes en ignorent tout, ou presque. La trouvaille faite par une équipe internationale n'en est que plus étonnante : des geysers qui crachent

de l'eau à sa surface.

  

Zoom sur la nébuleuse de la Tarentule.

Le télescope spatial Hubble a été utilisé pour explorer en détail la plus grande région de formation d'étoiles connue dans l'Univers proche. Il en résulte une image sans précédent, qui raconte tout un pan de l'évolution stellaire.

Dans les 25 galaxies les plus proches de la Voie lactée, il n'existe pas de région de formation d'étoiles plus vaste que la Tarentule. Cette nébuleuse appartient au Grand nuage de Magellan, une petite galaxie irrégulière située à 170 000 années-lumière de nous. Elle peut être aperçue à l'oeil nu depuis l'hémisphère sud, sous un ciel bien pur. Et pour cause : ses volutes gazeuses se déploient sur 650 années-lumière, soit une surface 20 fois plus grande que la célèbre nébuleuse M42, dans la constellation d'Orion. Il se passe toujours quelque chose dans la Tarentule. Les étoiles les plus massives que l'on connaisse y nichent. Celles-ci naissent dans des amas  qui se percutent les uns les autres. Leur vie est si courte que déjà des dizaines d'entre elles ont explosé en supernova et que les astronomes détectent les émissions régulières des pulsars formés par ces cataclysmes cosmiques.

  

Astéroïdes et comètes: le melting-pot du Système solaire.

On a longtemps pensé que les petits corps du Système solaire étaient bien rangés. D'un côté, les comètes,

ces boules de neige sales reléguées au-delà de Neptune, et de l'autre, les astéroïdes, des rochers concentrés entre Mars et Jupiter.

Au sein même de cette Ceinture d'astéroïdes, l'ordre régnait également. Loin du Soleil, on trouvait les astéroïdes  primitifs, si petits -  (moins de 20 km de diamètre) - que, peu après la formation de notre étoile, ils ont été éjectés vers l'extérieur par les puissants vents solaires ; et que, dépourvus d'énergie interne, ils n'ont pas été altérés par la chaleur. Près du Soleil, au contraire, s'accumulaient les astéroïdes assez gros pour avoir résisté aux rayonnements solaires et pour avoir partiellement fondu sous l'effet de leur propre chaleur.

Mais les astronomes s'aperçoivent que cette vision harmonieuse est fausse. Dans le Système solaire en réalité, c'est le grand bazar !

  

Rosetta se réveille.

C'est par une véritable explosion de joie qu’a été accueillie la réception du signal de réveil de Rosetta le 20 janvier dernier.

Lancé en 2004 et partie pour rencontrer la comète Tchourioumov-Guérasimenko dans le courant de cette année, la sonde européenne avait été placée en hibernation électronique le 8 juin 2011 car son parcours l'amenait au-delà de l'orbite de Jupiter, où ses panneaux solaires ne fourniraient plus assez d'électricité pour réchauffer et alimenter ses instruments et son électronique de bord. Ainsi, après plus de 900 jours de sommeil, l'ordinateur embarqué devait mettre en route tous les systèmes, puis orienter la sonde vers la Terre afin d'émettre un signal. La procédure étant intégralement préprogrammée,les ingénieurs de l’ESOC (European Space Operations Centre) à Darmstad d’où sont contrôlés les satellites et sondes européens, ne pouvaient qu'attendre….

  

L'Atacama à l'écoute de l'Univers.

Au Chili, dans le désert de l'Atacama, l'ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array) est l'observatoire de tous les extrêmes. L'un des plus hauts du monde à 5100 mètres d'altitude sur le plateau de Chajnantor, il est constitué de 66 antennes dont les signaux sont combinés par un superordinateur. D'un coût d'un milliard d'euros, le projet réunit plusieurs pays et continents. En espagnol (langue officielle du Chili), ALMA signifie âme.

Achevée à la fin de 2013, l'ALMA devrait atteindre des performances inédites en astronomie millimétrique. Les premières observations des antennes perchées à 5100 mètres d'altitude sont prometteuses..

  

  

Ceinture d'astéroïdes : un « sac de nœuds »!

Entre les orbites de Mars et Jupiter se trouve la ceinture principale d'astéroïdes : des millions voire des milliards de petits corps, dont la masse totale représente environ un millième de la masse de la Terre. Cette accumulation de « cailloux » s'explique classiquement par le fait que nous observons là les vestiges d'éléments qui n'ont pu s'agglomérer pour former une planète lors de la formation du Système solaire voici plus de 4 milliards d'années. Cette vision s'avère en phase avec la notion habituelle qui veut que les planètes orbitent à peu près à la distance à laquelle elles se sont formées à partir du disque protoplanétaire de poussières et de gaz qui entourait notre étoile naissante. En bref, les astéroïdes proches du Soleil sont des corps évolués « chauds » tandis que plus on s'éloigne et plus on rencontre des corps primitifs « froids », témoins inchangés des débuts du Système solaire. Un paradigme qui a volé en éclats avec la découverte des premières exoplanètes !

DEBUT'ASTRO