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En janvier

On en a parlé en 2018


Informations relevées dans la revue Ciel&Espace

Recycler les fusées : l'idée s'impose.


Il y a 10 ans, l'objectif semblait irréaliste. Aujourd'hui, constructeurs et agences spatiales planchent sur la réutilisation des fusées. En ligne de mire : des économies substantielles sur le lancement des satellites. Mais seront-elles vraiment au rendez-vous ?

"Les fusées d'aujourd'hui sont comme des avions que l'on utiliserait qu'une seule fois, ça n'a pas de sens" ironise régulièrement Elon Musk. La formule-choc du patron de la société privée américaine SpaceX frappe les esprits et invite à la réflexion. Face à lui, Jan Woerner, le directeur général de l'agence spatiale Européenne (ESA), se montre plus nuancé : "recycler une fusée, c'est comme recycler une bouteille de lait : il y a différents moyens de le faire". Car en coulisses, c'est le futur des lanceurs qui se joue. L'enjeu est d'importance : récupérer les parties les plus coûteuses d'une fusée change notablement l'équation économique des constructeurs, qui intègre les coûts de développement et d'exploitation d'un lanceur. C'est la voie dans laquelle SpaceX s'est engagée il y a sept ans avec sa Falcon 9. Les premiers essais visent à récupérer le premier étage de la fusée à l'aide de parachutes, mais celle-ci se désintègre plusieurs fois lors de sa rentrée atmosphérique et SpaceX ne récolte que des débris : la méthode est abandonnée. L'entreprise se lance alors dans un programme ambitieux : rallumer les moteurs de l'étage pour le ralentir et le faire rentrer dans l'atmosphère, avant de le freiner pour qu'il se pose en douceur. Ce concept de rétropropulsion digne de la fusée de Tintin est encore au stade de la théorie en 2011. Qu'importe, SpaceX teste au Texas ses lanceurs expérimentaux Grasshopper et Falcon 9 Reusable (F9R). Parallèlement, en Californie, un supercalculateur modélise les trajectoires. Le 18 avril 2014, le premier étage d'une Falcon 9 se pose à la verticale avec succès .... sur l'océan Atlantique. Une fois dans l'eau, l'étage bascule et coule -il n'est pas encore question d'envoyer une barge en mer pour que la fusée atterrisse dessus.

Tant que la technique n'est pas maîtrisée, les équipes réalisent ces essais avec une confiance grandissante. La machine est lancée : même si la FR9R est détruite en vol au mois d'août suivant, et qu'une FR 9 se désintègre dans son ascension vers l'orbite en juin 2015, Elon Musk pousse ses équipes et sa communication à outrance ...  Et le 22 décembre 2015, sous les yeux du patron qui exulte devant les caméras, le booster de la fusée réussit à revenir sur une dalle de béton spécialement aménagée en Floride.

Neuvième planète. Elle existe. Reste à la trouver.


Est-ce un serpent de mer ou une quête de longue haleine ? La recherche d'une nouvelle planète au-delà de Neptune reste pleine de suspense. En théorie, les preuves existent, non sans être contestées.

En une seule nuit, la lumière s'est faite. Les nuages au-dessus de l'observatoire de Berlin n'ont pas freiné l'enthousiasme de Johann Galle qui, le 23 septembre 1846, pointe sa lunette dans la direction indiquée par son confrère Urbain Le Verrier. La lettre de l'astronome français, reçue le jour même, l'a suffisamment intrigué pour qu'il tente d'y répondre rapidement. À environ 1° près de l'endroit prédit par Le Verrier, il repère un point brillant qui n'existe sur aucune carte du ciel. Le Système solaire compte désormais un nouveau membre, Neptune. Grande première, cette nouvelle planète a été trouvée grâce aux perturbations qu'elle crée sur le mouvement d'Uranus, sa voisine, une découverte faite à la plume et non au télescope.

Bien des choses ont changé depuis 1846. On n'écrit plus avec une plume, on reçoit des mails du bout du monde de façon quasi instantanée, on dispose de machines qui réalisent des milliards d'opérations en une seconde, et l'on observe l'Univers à des distances infinies grâce à des instruments à la précision toujours plus affûtée. Combien de temps aurait-il fallu à Le Verrier pour découvrir Neptune avec des technologies contemporaines ? Certes, il n'aurait tout de même pas échappé, comme à son époque, à la fastidieuse demande de temps de télescope.

Il n'empêche, la découverte de Neptune demeure une référence pour un bon nombre d'astronomes qui rêvent aujourd'hui de trouver la prochaine planète du Système solaire. Entamée il y a plus d'un siècle, la quête a connu des accélérations et des ralentissements, fait la une des journaux, engendré des controverses, et renvoyé Pluton dans les limbes non sans susciter une discorde aussi scientifique qu'émotionnelle. Mais jamais  l'énigmatique objet n'a véritablement fait son apparition ni au bout d'un télescope ni sur un écran d'ordinateur.

  

En février

En mars

Les microsatellites à l'assaut du Système solaire.


Déjà déployés en orbite autour de la Terre, et beaucoup moins chers que les satellites traditionnels, les microsatellites s'apprêtent à franchir une nouvelle étape : l'exploration des planètes et autres objets du Système solaire

le 5 mai prochain, la sonde Nasa Insight décollera à destination de Mars. Mais l'engin de 400 kilos qui se posera à la surface de la planète rouge ne partira pas seule. Il emportera avec lui deux passagers poids plume : des satellites jumeaux baptisés Marco, de 30 cm de long et 14 kilos seulement, dont l'objectif sera de transmettre des données de l'atterrisseur au cours de sa descente vers le sol martien. Ce sera la première fois que des satellites aussi petits seront déployés si loin de la Terre.

La réussite de leur mission marquerait le début d'une nouvelle ère de l'exploration du Système solaire : l'arrivée de satellites dont la taille, le poids et le prix sont sans commune mesure avec ceux de leurs prédécesseurs. Alors que les sondes spatiales étaient jusqu'ici d'énormes appareils de plusieurs centaines de kilos, voire de plusieurs tonnes, et coûtant plusieurs centaines de millions d'euros, les nouveaux venus ne dépassent pas les 150 kilos (on parle de microsatellite), ou passent même sous la barre des 10 kilos pour les plus légers d'entre eux (Les nanosatellites), pour un prix divisé par 10.

C'est d'abord autour de la Terre que les microsatellites ont fait leur révolution. Conçus depuis une dizaine d'années, ils sont désormais couramment utilisés par les scientifiques pour l'observation de notre planète, ou par des sociétés privées pour fournir, par exemple, des connexions Internet dans le monde entier. Souvent fabriqués à partir de composants standardisés, ils peuvent en raison de leur taille réduite, embarquer sur d'autres missions en tant que passagers secondaires, ce qui les rend plus attractifs encore.

Dotés de ces atouts, il était naturel que les microsatellites se lancent un jour à l'assaut du Système solaire.

  

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