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En février

L'inexplicable méthane martien.

Cette fois-ci, cela ne fait plus de doute. Après 15 ans de débats, de mesures contradictoires et d'hypothèses discordantes, la présence de méthane dans l'atmosphère de mars est confirmée. Grâce à son spectromètre laser TLS, le rover Curiosity a pu réaliser, sur une période de 20 mois, les premières mesures de la concentration de ce gaz à effet de serre depuis le sol de la planète rouge. Elle est faible, 0,7 partie par milliard (ppbv), mais surtout, elle est variable : pendant 60 jours, le rover a enregistré des pics de concentration 10 fois plus intenses. Quelle est donc la source de ces bouffées de méthane, un gaz qui, sur Terre, est produit à 90 % par l'activité biologique ?

"Ces mesures sont passionnantes parce qu'elles suggèrent que les observations incroyables réalisées dans les années 2000 sont valables elles aussi. Il y aurait bel et bien des panaches de méthane sur mars !" se réjouit le planétologue François Forget (Laboratoire de météorologie dynamique). En 1999, des observations menées avec le télescope de 3,6 mètres Canada -- France -- Hawaï avait permis de détecter pour la première fois du méthane martien, avec une concentration de 10 ppbv. Toute une série de mesures depuis le sol ou l'orbite de la planète rouge avait suivi, suggérant la présence de l'hydrocarbure avec des concentrations allant de 3 à 45 ppbv, avec de grandes disparités selon le lieu et la date, et toujours à la limite de détection des instruments.

  

Hayabusa 2 : acrobaties autour d'un astéroïde.

Après l'atterrissage du robot européen Philae sur une comète, c'est une sonde japonaise Hayabusa 2, qui explorera un astéroïde en 2018. Et ses multiples manoeuvres n'auront rien à envier à celles de la sonde Rosetta.

Un oiseau de proie fonce actuellement vers la ceinture d'astéroïdes. Partie de Terre fin de 2014,

la sonde Hayabusa 2 (faucon pèlerin, en japonais) file vers son objectif : l'astéroïde primitif 1999 JU3, de moins de 1 km de diamètre et relativement sphérique, qu'elle atteindra en 2018.

Si l'atterrissage du module européen Philae sur une comète a été un exploit sans précédent,

la mission japonaise se révèle autrement délicate, sinon la plus ambitieuse jamais envisagée en matière d'étude des astéroïdes. En effet, elle doit récolter pas moins de trois échantillons, à la fois en surface et en profondeur du petit corps rocheux, pour les rapporter ensuite sur Terre !

Comme son nom l'indique Hayabusa 2 est le second volet de l'aventure japonaise en la matière, débutée en 2003 par le lancement d'une sonde à la rencontre de l'astéroïde Itokawa. Si le but initial était d'en rapporter un échantillon sur Terre, l'engin, handicapé par des problèmes de propulsion, n'est parvenu qu'à ramasser quelques poussières à la surface d'Itokawa.

  

La moitié des étoiles seraient "sans abri".

L'Univers est mal rangé : une bonne partie de ses étoiles navigue en dehors de toute galaxie. Une nouvelle étude suggère que ces "sans-abri" seraient encore plus nombreuses que prévu.

Faisons un voyage dans le futur : dans 4 milliards d'années, la Voie lactée fusionnera avec sa voisine, la galaxie d'Andromède. Dans le tumulte, notre galaxie perdra une partie des étoiles de sa périphérie. Le Soleil, devenu alors une supergéante rouge, ainsi que son cortège de planètes vogueront seuls dans l'espace intergalactique. Une étoile en dehors de toute galaxie, un scénario extraordinaire ? Au contraire, il est tout ce qu'il y a de plus banal. Les astronomes estiment en effet que 30 % des étoiles de l'Univers errent solitaires après collision de leur galaxie avec une congénère.

Une découverte, totalement fortuite, suggère que ce chiffre pourrait même grimper à 50 %. Michael Zemcov, du California Institute of Technologie (Caltech), et son équipe avaient en tête d'observer la première lumière infrarouge de l'Univers (le "fond infrarouge cosmologique") émise lorsque les premières étoiles se sont allumées, quelque 700 millions d'années après le big-bang. Puisque l'atmosphère terrestre absorbe une partie de cette précieuse lumière et puisque les télescopes spatiaux infrarouges, tel Spitzer, ont des champs de vue trop petits pour embrasser cette émission diffuse, ils ont utilisé une solution alternative proposée par la NASA : les fusées-sondes.

  

GAIA en phase opérationnelle.

Un peu plus d'un an après son lancement, le satellite Gaia a désormais entamé sa mission au long cours. Retour sur ces premiers mois en orbite.

Après son lancement réussi le 19 décembre 2013, nous avions laissé le satellite Gaia, fruit de la collaboration entre l'Agence Spatiale Européenne (ESA), le Centre  National d'Etudes Spatiales (CNES) et 15 pays européens, au moment où une batterie de tests et de réglages l'attendaient.

Ce digne successeur du satellite Hipparcos a pour mission de cartographier durant cinq années, environ 1 % des étoiles de notre Voie lactée avec une précision inédite -- ce qui représente tout de même près d'un milliard d'étoiles jusqu'à la magnitude 20 -- et de mesurer leurs propriétés physiques (température, composition chimique, luminosité, ...). Pour y parvenir, il était donc nécessaire de calibrer très soigneusement les instruments et d'identifier tous les problèmes pouvant interférer sur les résultats afin de les corriger ou de pouvoir en tenir compte, avant le début de la campagne de mesures. Un mois après le lancement, une fois Gaia arrivé sur son orbite définitive au point de Lagrange L2, les scientifiques et techniciens de la mission ont donc débuté la phase de mise en service, initialement programmée jusqu'à la fin du mois de mai 2014. En réalité, elle s'est achevée en juillet 2014 en raison de plusieurs impondérables.

  

67P : un portrait en constante évolution.

Depuis l'arrivée de Rosetta sur site, au mois d'août dernier, et après le largage de Philae en novembre, on sait que l'audacieux pari de l'Agence Spatiale Européenne (ESA) a payé. Car même si l'atterrisseur ne se réveillait pas ces prochains mois, la moisson de la mission Rosetta est d'ores et déjà remarquable.

Sans qu'il soit encore possible d'en tirer des conclusions définitives, les scientifiques ont obtenu des résultats significatifs en ce qui concerne l'eau de la comète et la présence de molécules organiques.

On estime que toute l'eau de notre planète représente quelque 1,4 milliards de kilomètres cubes. Son origine ne devrait guère poser de problème, puisque la Terre a été "bâtie" à partir du disque protoplanétaire qui entourait notre étoile lors de la formation du système solaire, disque lui-même issu de la nébuleuse primordiale, dont on sait qu'elle contenait de l'eau. Mais cette eau de départ a probablement été perdue en grande partie ou en totalité en raison des chaleurs extrêmes qui régnaient lorsque notre planète s'est formée voici 4,6 milliards d'années. L'impact avec un objet de la taille de Mars qui a entraîné la formation de la Lune pourrait de plus à lui seul avoir vaporisé l'atmosphère existante et l'eau éventuellement présente.... Les astronomes estiment du coup que l'eau a été apportée grâce aux astéroïdes et comètes qui percutaient régulièrement la Terre dans l'enfance du système solaire, les secondes apparaissant comme les candidates les plus plausibles. Fort heureusement, il existe un moyen de vérifier si l'eau des comètes est celle qui étanche notre soif, grâce au rapport deutérium/hydrogène.

  

En mars

Des fossiles de bactéries sur Mars ?

L'équipe de Curiosity a-t-elle manqué des traces de vie fossile lorsque le rover est passé dans la région de Yellowknife, six mois après son atterrissage sur Mars ? Pour un groupe composé de 400 chercheurs ce serait fort embarrassant...

C'est pourtant l'hypothèse qu'émet Nora Noffke dans un article publié début janvier dans la revue Astrobiology. Cette géologue de l'université de Virginie est spécialiste des formations terrestres appelées tapis bactériens. Il s'agit de colonies de bactéries formant un film qui, une fois sec et érodé, présente des structures caractéristiques. Or, en étudiant minutieusement les images prises par le Rover sur le site de Gillespie Lake (au sein de Yellowknife Bay), Nora Noffke a recencé de nombreuses structures très semblables à ces anciens tapis bactériens. Elle en conclut que c'est la signature possible d'une vie fossile.

  

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DEBUT'ASTRO