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En décembre

On s'est posé sur une comète.

La comète à un mètre. Tel pourrait être le titre de la première photo expédiée par Philae depuis la surface de Churyumov-Gerasimenko. L'image a surpris. Alors que tout le monde attendait une vue sur un paysage assez plat, avec un horizon éventuellement découpé de lointaines montagnes, elle a fait croire que le robot était accroché en rappel le long d'une paroi rocheuse, faites de strates coupantes et d'agrégats de sédiments. Mais surtout pas de glace. Les analyses scientifiques faites sur place par Philae dès les heures qui ont suivi son immobilisation diront ce qu'il en est réellement.

De fait, dans cette folle entreprise qui consistait à déposer pour la première fois un engin sur une comète, tout s'était déroulé normalement jusqu'à l'instant où Philae a touché son objectif.

Les images fournies lors de son approche ont prouvé qu'il avait pris contact avec la comète exactement à l'endroit visé. Une vraie prouesse.

Mais à partir de là, la réalité a entièrement réécrit le scénario dans la plus grande improvisation. Philae a bien commencé ses photos et ses mesures prévues par la séquence automatique de son ordinateur de bord. Sauf qu'au lieu d'être posé, il avait rebondi dans l'espace. Jusqu'à 1 km d'attitude. Dès lors, pendant quelques heures, plus personne n'a compris ce qui se passait.

L'engin a rebondi à 1 km de son site initial. Puis encore une fois, jusqu'à 20 mètres de haut, avant de se ficher vraisemblablement en bordure d'un gros cratère situé sur la "tête" de la comète.

  

Civilisations extraterrestres.

La recherche s'étend aux autres galaxies.

Après avoir guetté d'éventuels signaux émis par des extraterrestres, les astronomes étudient à présent d'autres moyens de découvrir de lointaines planètes habitées. Pister une technologie très avancée permet ainsi d'étendre la recherche Seti bien au-delà de notre Voie lactée.

Si elles existent, les civilisations galactiques très avancées sont rares. Du moins, dans les galaxies qui entourent la nôtre. C'est la conclusion d'un très sérieux article publié en août 2014 dans The Astrophysical Journal. Il s'agit des premiers résultats d'une vaste étude menée par Jason Wright, astronome à l'université de Pennsylvanie. À partir des clichés du satellite infrarouge Wise, son équipe a scruté le ciel à la recherche de civilisations de type Kardashev III. Cette dénomination exotique désigne des civilisations extraterrestres qui auraient atteint un tel niveau technologique qu'elles auraient colonisé entièrement leur galaxies.

Pour Jason Wright, "les extraterrestres représentent une grande question ouverte. La science nous donne des opportunités pour trouver des indices. Autant les saisir. De plus, cette recherche est stimulante, car il faut garder un esprit très large et s'empêcher de faire des hypothèses trop hâtives".

  

Les découvreurs de nouveau monde.

Aujourd'hui, ils complètent le tableau de chasse des exoplanètes. Nuit après nuit, depuis l'observatoire du Roque de los Muchachos, aux Canaries, deux jeunes astronomes détectent des planètes lointaines autour d'autres étoiles. Avec l'ambition de découvrir, d'ici quelques années, des mondes similaires à la terre.

"La nuit va être longue, très longue". 20 heures, Alejandro Suarez Mascareno et Albert Rosich Salgado, deux jeunes doctorants espagnols de 28 et 32 ans, ont pris position dans la salle de contrôle du télescope national Galilée (TNG),à l'observatoire du Roque de los Muchachos, sur l'île de la Palma, aux Canaries. L'instrument de confection suisse Harps-Nord, un chasseur d'exoplanètes hors pair, y est branché. Les deux hommes ont la nuit pour scruter les étoiles et traquer, autour d'elles, des planètes. Mais pour l'instant, impossible d'observer correctement la moindre d'entre elles : en ce soir de septembre, le vent d'ouest a charrié d'innombrables cirrus qui, en s'étirant, ont peu à peu éteint le ciel. Les nuits de mauvais temps sont pourtant rares ici. L'observatoire, qui culmine à 2358 mètres d'altitude à 29° de latitude nord, est protégé par un anticyclone qui, la plupart du temps, barre l'accès aux nuages. De fait, chaque année, 200 à 250 nuits sont claires. Par ailleurs, les flux d'air océanique ne perturbent pas l'atmosphère, qui demeure remarquablement stable. Un paradis pour les astronomes du monde entier qui y ont installé pas moins de 12 télescopes, petit îlot blanc sur fond de terre volcanique rouge brique.

  

La Chine prépare son retour d'échantillons lunaires.

L'agence spatiale Chinoise CNSA a mené avec succès un test crucial pour le futur proche de son programme d'exploration lunaire.

Le 24 octobre, elle a lancé vers la Lune la sonde Chang'E-5-T1 qui ressemble aux sondes Chang'E-1 et 2, mais est équipée d'une capsule de retour. L'engin a fait le tour de la Lune quatre jours plus tard puis est revenu vers la Terre. C'est alors que la capsule a été larguée, rentrant dans l'atmosphère à 40 000 km/h (bien plus vite qu'un classique retour depuis l'orbite terrestre) pour en ressortir un peu avant de replonger définitivement et de se poser en Mongolie intérieure sous parachute le 31 octobre. Ce type de rentrée atmosphérique en deux étapes s'avère délicat et avait été employé par les soviétiques de 1969 à 1971 pour les missions Zond (capsules automatiques autour de la Lune). La CNSA a expliqué que le but de Chang'E-5-T1 était d'essayer grandeur nature la phase de retour de la mission qui verrait (d'ici 2017 ?) un atterrisseur se poser sur la Lune et y prélever des échantillons afin de les renvoyer sur Terre. Pour certains observateurs du programme spatial chinois, cet essai grandeur nature d'un retour lunaire pourrait avoir fait d'une pierre deux coups.

  

Virgin galactic : un tragique vol d'essai.

Voici 10 ans, le bouillant milliardaire britannique Richard Branson lançait Virgin galactic. Son idée ? Proposer un jour du tourisme spatial à 250 000 $. Pour cette somme, vous allez au-delà de 100 km d'altitude (vous êtes officiellement dans l'espace) à bord d'un avion-fusée, voyez la courbure de la Terre surmontée d'un ciel d'encre et flottez en apesanteur plusieurs minutes, sans mise sur orbite. La prestation a déjà séduit plus de 700 clients qui ont versé un acompte et attendent que le SpaceShip2 soit enfin au point, s'armant de patience au gré des reports répétés de la mise en service. L'engin reprend le design du SpaceShip1 qui devint (avec une seule personne à bord, son pilote) le premier engin privé à dépasser les 100 km d'altitude en 2004.

Le SpaceShip2, capable lui d'embarquer six passagers et deux pilotes, est amené à haute altitude par un avion porteur. Une fois largué, il allume sa motorisation pour monter à 100 km, avant de redescendre en planant.

Le 31 octobre le programme de test en vol en était au 35ème lâcher. Malheureusement quelques secondes après la mise à feu, l'avion-fusée s'est disloqué au-dessus du désert de Mojave en Californie.

  

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