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Quoi de neuf ?

(Septembre 2013)

 Dans système solaire : Les diamètres apparents moyens des planètes pour le mois de janvier 2013

                                      et les périodes favorables pour observer les planètes le soir.

Quoi de neuf ?

(novembre 2018)

Dans Système solaire

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Dans Ciel profond

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Il y a bien de l'eau (glacée)  sur la Lune.


"Une équipe de scientifiques a directement observé la preuve irréfutable de glace d'eau à la surface de la Lune". Dans le communiqué de presse publié le 20 août par le Jet Propulsion Laboratory, aux Etats-Unis, les termes employés ne laissent pas l'ombre d'un doute : il y a bien de l'eau sur la Lune. Il faut dire que ce résultat, issu des mesures effectuées par la sonde indienne Chandrayaan 1 entre 2008 et 2009 est très convaincant. Le Moon Mineralogy Mapper (M3), un spectromètre de la NASA embarqué sur l'engin, a en effet débusqué la signature spectrale de petites aires de glace situées au fond de cratères polaires perpétuellement à l'ombre. Sa mesure est renforcée par le fait que ces mêmes zones affichent une réflectivité cohérente avec la présence de glace, réflectivité évaluée grâce à l'altimètre laser de la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO). Cela signifie qu'il est bien là de la glace, non pas dans le sous-sol lunaire, mais exposée à la surface. Ce n'est pourtant pas la première fois que l'annonce de la découverte de glace sur la Lune est faite.

Suspectée dès les années 1990 grâce à des observations radar menées depuis la Terre, l'eau lunaire a commencé à prendre corps en 2009 quand la sonde américaine Epoxi a produit des images suggérant sa présence en faible quantité. La même année, la sonde de la NASA LRO a décelé grâce à son radar des régions dont la brillance est compatible avec de la glace au fond du cratère Shackleton (20 km de diamètre) toujours à l'ombre près du pôle sud. Enfin le neuf octobre 2009, le module LCROSS, lancé en même temps que LRO, a observé le panache gazeux soulevé par l'impact de l'étage supérieur de sa fusée porteuse dans le cratère Cabeus A, lui aussi toujours à l'ombre près du pôle sud. Résultat : le radical hydroxyle (dérivé de l'eau) a été détecté, renforçant les soupçons. Malgré tout, comme le précise Shuai Li, planétologue à l'université d'Hawaï et premier auteur de l'étude publiée dans la revue PNAS ce 20 août : "Avant notre travail, il n'y avait pas de preuves directes pour montrer qu'il y a de la glace d'eau exposée à la surface de la Lune". Grâce à sa résolution de 280 mètres par pixel, l'instrument M3 a en outre permis de mieux renseigner ces zones dans lesquelles la glace affleure : il s'agit de petites aires morcelées qui n'occupent que 3,5 % de la surface totale des régions froides ne recevant jamais directement la lumière du soleil. Or, cela est une énigme. En effet, il règne, sur l'ensemble des régions perpétuellement à l'ombre, des températures toujours inférieures à -150° C., de sorte que si  de la glace, apportée par des chutes de météorites et de comètes, s'y est déposée régulièrement au cours de l'histoire du Système solaire, elle devrait les coloniser largement. Pour les auteurs de l'étude, la fragmentation des zones où la glace est mêlée à la poussière lunaire ainsi que leur surface très restreinte peut indiquer que l'eau a une origine très ancienne. Elle a pu se déposer peu après la formation de la Lune, voici 4,5 milliards d'années, et être en grande partie sublimée suite à un léger changement de l'axe de rotation de la Lune survenu voici 2 à 3 milliards d'années.

                                                                                                                           Suite dans Ciel et Espace sptembre/octobre 2018